Albert Laberge

Albert Laberge

Résumé

Portrait de Albert Laberge Albert Laberge,  La Scouine

“ Il a renoncé à la terre pour aller goûter le repos, la vie facile, et il n’a trouvé que l’ennui, un ennui mortel, dévorant. Il ne vit pas ; il attend la mort. Et pendant que le fermier Bougie et sa famille dévorent les piles de pain blanc, Charlot, dans le soir qui tombe sur la campagne, dans ce soir de sa triste vie, évoque avec regret les jours où, après le dur travail, avant d’aller se coucher dans le vieux sofa jaune, il soupait de pain sur et amer marqué d’une croix. ”
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Portrait de Albert Laberge Albert Laberge,  La Scouine

“ Le canadien se défendait avec énergie et parvint à faire lâcher prise à son antagoniste. Une lutte corps à corps s’engagea alors entre les deux hommes. Un croc-en-jambe habilement appliqué fit perdre l’équilibre à l’irlandais qui s’abattit. Saisissant une poignée de foin qui traînait par terre, Deschamps tenta de le faire manger à son ennemi vaincu, mais celui-ci lui mordit férocement un doigt. Dans sa rage, Deschamps ramassa une boulette de crottin frais, et la fit avaler à l’irlandais, lui cassant par la même occasion une demi-douzaine de dents. ”
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Portrait de Albert Laberge Albert Laberge,  La Scouine

“ LA maison fut construite, mais Charlot ne se maria pas. Séduit par les grâces de Mlle Célina, servante chez les Lussier, il lui fit quelques visites et se posa en prétendant. Il lui apportait le dimanche un sac de pastilles de menthe, des « paparmanes » dans le langage de Charlot. Dans des causeries simples il formula son rêve : vivre ensemble bien tranquillement, avoir une grande basse-cour, et faire l’élevage des volailles, ce qui ne demande pas beaucoup de travail et rapporte de beaux bénéfices. Naturellement, il parla de sa maison qui l’attendait, qu’il habiterait en se mariant. ”
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