Résumé

Fortuné Malebouche Opinion sur le remboursement de la rente… (1824)

Il faut d'abord remarquer que le contrat de constitution de rente par l'état diffère essentiellement des transactions ordinaires du pouvoir exécutif. Celles-ci sont incontestablement sous l'empire de la loi commune. Le pouvoir exécutif contracte au même titre que les citoyens. En un mot il aurait sans difficulté le droit de racheter une rente, s'il l'avait constituée sans une autorisation expresse de la législature. Son autorité n'est ni supérieure ni égale à la loi, il jouit des droits qu'elle confère, comme il répond des obligations qu'elle impose.
Source : Gallica

Fortuné Malebouche Opinion sur le remboursement de la rente… (1824)

Vous avez prévu comme les prêteurs l'augmentation illimitée du capital, elle est l'effet de votre stabilité acquise par leur argent; ils n'aiment la hausse que comme preuve de la solidité de leur placement ; toute leur espérance, est de voir la rente, comme vous dites, assise. Car la rente tend nécessairement à se mettre au niveau des autres placemens ; pourquoi lui retireraientils leurs fonds ? Ils ne doivent pas être mieux placés. Avoir pour un petit capital un bon revenu, voilà leur but.
Source : Gallica

Fortuné Malebouche Opinion sur le remboursement de la rente… (1824)

Puisque le droit humain est assez peu étudié pour qu'il pût paraître ridicule de croire que les intérêts des deux parties ne sont bien défendus que lorsqu'elles se sont mutuellement exposé leurs prétentions , qu'il me soit permis, s'il est vrai que dans les Chambres tous les intérêts ont des organes, de leur dire qu'elles ne doivent pas juger comme représentation nationale , mais comme congrès. Un congrès suppose des intérêts contraires et un intérêt-commun ; les intérêts contraires de l'état et des prêteurs , ce sont leurs prétentions respectives ; l'intérêt commun, c'est la justice.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature