Résumé

Francis Gallet et le Caveau, 1698-1757… (1883)

L'époux d'une aimable moitié Vit chez lui comme un coq en pâte; Pour acquérir son amitié, De le servir chacun se hâte.
Pour lui sa femme est un Pérou, Cependant il jure contre elle, Ne se plaint-il pas, le vieux fou, Que la mariée est trop belle?
Par contrat un amant heureux Veut s'attacher à sa maîtresse, Si quelqu'un s'oppose à ses vœux Rien n'est égal à sa tristesse.
Ignorant que l'hymen éteint De l'amour la moindre étincelle; Le locriffe! hélas! il se plaint Que la mariée est trop belle.
Source : Gallica

Francis Gallet et le Caveau, 1698-1757… (1883)

Allons, Charlotte, à ta fanté !
COLAS
Allons, Jeannette, à ta fanté!
THIBAUT, COLAS Surtout plus d'infidélité, Ou bien sans barguigner, souffrez Qu'on vous retroque.
LE TABELLION
Ah! les jolis garçons !
THIBAUT
Pour bailler plus de poids au traité, il nous faut un dédit par lequel celui des deux qui retournera à son premier endroit s'engage à un gros dédommagement envers l'autre ; et le tout pour tromper le bailly.
LE TABELLION
Pour tromper le bailly il n'y a rien que je ne faffe; le dédit est très-juste.
COLAS
Quand il ne le feroit pas, on ne peut rien faire sans la jufiice.
Source : Gallica

Francis Gallet et le Caveau, 1698-1757… (1883)

LE BAILLY
Eh! bien, Jeannette, si j'obtenois enfin de votre sœur le consentement de vous époufer, vous pourriez, sans avoir rien à vous reprocher, accepter ma main et ma fortune.
JEANNETTE
AIR : Aye aye ayc. Jeannette.
Sans écouter son penchant, Il faut qu'une sœur cadette Obéisse sur-le-champ, A ce que sa sœur souhaite.
THIBAUT (à part) Aye aye, Jeannette, etc.
LE BAILLY
Quoi, ma chère Jeannette, si votre sœur se rendoit à mes tendres prières.
JEANNETTE
Il faudroit bien faire un effort; mais je
crains, monsieur le Bailly, que Charlotte ne vous donne point d'espérance.
Source : Gallica

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