Résumé

Gaston Bordat L’Esprit continental

Sans doute la valeur intrinsèque de leur fonds fait-elle des États-Unis la plus riche des nations du monde et la mieux pourvue : ils ont incontestablement plus de blé, plus d’orge, plus de maïs, plus de porcs, plus de houille, plus de pétrole, plus de fer, plus de cuivre, plus de plomb, plus de zinc, plus de matières colorantes, plus de sulfure, plus de coton qu’aucun autre pays des deux hémisphères. Cependant si on leur oppose non plus isolément la France, l’Allemagne ou la Russie mais l’Europe et, a fortiori, l’Europe augmentée de l’Afrique, leur supériorité s’efface en bien des cas.
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Gaston Bordat L’Esprit continental

Le communisme russe aspire à s’implanter partout. Son but est la révolution mondiale. Sa nature, ses aspirations, sa poussée, le mènent à la propagande extérieure. Sa loi vitale est l’expansion qui déborde les frontières politiques. Si le communisme y renonce, il se renie lui-même ; s’il y demeure fidèle, il devient l’ENNEMI DE TOUS, car il nous MENACE TOUS.
Toute l’Europe s’en rend compte aujourd’hui, et c’est pourquoi nous la voyons unie, dans l’oubli de ses divisions, pour se défendre.
Seule d’entre ses nations, l’Angleterre prend le parti du barbare contre la civilisation.
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Gaston Bordat L’Esprit continental

Les 50.000 banques des États-Unis, qui regorgeaient d’or, multiplièrent les offres de crédit tant à la production qu’à la consommation, tandis que l’État lui-même encourageait cette inflation et, poussé par les industriels soucieux de « se créer des acheteurs », favorisait la hausse générale des salaires. La spéculation s’en mêla, et aussi l’orgueil national d’aligner un niveau de vie, un niveau de salaires et un niveau de prix plus élevés que nulle part ailleurs. Si bien que, tout en gagnant beaucoup d’argent, chacun finit, à force de prodigalités, par s’endetter.
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