George Cogordan

Résumé

George Cogordan,  Joseph de Maistre

“ Nul n’a porté plus haut que Maistre la dignité humaine et il est beau de voir comment le jeune substitut se trace à lui-même le rôle qui lui est dévolu. Il demande au magistrat d’inspirer la confiance par la sévérité de sa tenue, par le choix des relations, par la pureté de la vie, d’écarter les solliciteurs par une réserve pleine de dignité. Le magistrat doit penser qu’on l’observe toujours, qu’on est porté à le juger sévèrement. Son attitude, dans toutes les circonstances de la vie, doit être telle qu’on se rende compte qu’aucune séduction ne peut avoir prise sur lui. ”
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George Cogordan,  Joseph de Maistre

“ Et le jeune substitut loue chez le roi l’honnêteté de la vie privée, la pureté des mœurs, la bonté et l’affabilité paternelles. En même temps, il se montre animé d’idées libérales et parlementaires, dans le vieux sens du mot. Il se félicite de la suppression progressive des coutumes féodales. Il croit à la vertu des remonstrances du sénat de Savoie. Il ne veut pas le gouvernement des prêtres ; mais il veut que la religion soit prospère et honorée, car pour lui, déjà, « la religion est le plus puissant des ressorts politiques, le vrai nerf des États ». ”
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George Cogordan,  Joseph de Maistre

“ Assurément le peuple de Savoie, de lui-même, n’eût pas fait la Révolution. Mais, grâce à l’identité de langue, grâce aux relations constantes entre deux pays que séparait une frontière tout artificielle, l’esprit nouveau se répandait dans le duché. Nombre de gens allaient assister, à Lyon et à Grenoble, à ces fêtes de la première époque de la Révolution où l’enthousiasme était si sincère et si contagieux. Livres et journaux pénétraient de toute part, malgré la police. À Chambéry, le Réveil de la marmotte poussait le pays à s’unir à la France. ”
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