Résumé

George-Louis Bernard Variétés philosophiques et littéraires… (1808)

Otez l'homme; tout ce qui s'appelle ordre, convenance,
harmonie et beauté existe en pure perte sur le globe de la terre. Plus on y réfléchit, plus on se convainc que c'est à lui qu'aboutissent en dernier ressort tous les plans de la nature. Et plus aussi l'on se sent porté à aimer, et à admirer son impénétrable auteur.
Le règne minéral est assez borné, pour le nombre des espèces; le règne végétal est déjà d'une richesse étonnante, qui cependant admet des limites; mais le règne animal est infini, et il n'y a pas d'apparence que nous parvenions jamais à le connoître.
Source : Gallica

George-Louis Bernard Variétés philosophiques et littéraires… (1808)

Chacun m'apporte un tribut inépuisable de jouissance, - et c'est par eux que je m approprie tous les biens dont l'univers abonde. Par la vue, j'apperçois les brillantes couleurs de l'aurore, et la douce verdure des prairies ; par l'ouïe, j'entends le chant plaintif du rossignol, le murmure des ruisseaux, et l'harmonie des instrumens; par l'odorat, je respire le parfum suave de la rose, de l'œillet et de la fleur d'orange
Source : Gallica

George-Louis Bernard Variétés philosophiques et littéraires… (1808)

Pour jouir des avantages de la solitude , il n'est pas nécessaire d'aller se séquestrer au fond d'un désert pour y vivre en anachorète; ce n'est point non plus à cela que la nature nous destine, puisqu'elle nous force, au contraire, par nos besoins multipliés, à nous rapprocher de nos semblables.
On peut être seul au milieu d'une grande ville, et dans le cercle le plus nombreux ; on l'est toutes les fois
qu'on ne s'occupe que de ses propres idées , toutes les fois qu'on détache son anie des objets extérieurs, pour examiner, sans prévention et pour soi, les impressions qu'ils lui font.
Source : Gallica

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