Résumé

Portrait de Georges Révoil Georges Révoil,  Voyages au Cap des Aromates (Afrique orientale… (1880)

“ Au moment de se séparer de nous pour aller à la mosquée, Sementar nous dit à haute voix que'nous
sommes les aman, c'est-à-dire « bienvenus et inviolables »; que nous pouvons nous considérer comme chez nous, et qu'il nous donne pleine liberté d'aller et venir, de chasser et de parcourir en tout sens Merâya et les environs.
Nous nous empressons d'user de ces droits. Pendant que nos compagnons se dirigent tranquillement vers la montagne, je me sépare d'eux pour m'enfoncer dans le bois d'acacias. Je suis escorté par un neveu du gouverneur, Mahmoud Addi, lequel est paré de ses plus beaux habits.
”
Source : Gallica

Portrait de Georges Révoil Georges Révoil,  Voyages au Cap des Aromates (Afrique orientale… (1880)

“ Pendant que mon crayon essaye d'esquisser ce charmant paysage, Mahmoud et son compagnon font leurs ablutions et leurs prières. Nous nous concertons ensuite pour rentrer à Merâya en reprenant le lit du Gouclmô. A peine avons-nous fait une centaine de mètres, que mes guides s'arrêtent brusquement : j'imite leur exemple et des chants parviennent jusqu'à nos oreilles. Mahmoud croit reconnaître des soldats d'Alloûla; il n'est pas rassuré du tout et juge plus prudent de passer à travers la montagne que de longer la route habituelle d'Aren, sur laquelle nous trouverions sûrement les ennemis. ”
Source : Gallica

Portrait de Georges Révoil Georges Révoil,  Voyages au Cap des Aromates (Afrique orientale… (1880)

“ Elle ne compte, contre nos espérances, que cinq chameaux et une vingtaine d'hommes. Parmi eux, Ali Sementar, fils de Sementar Osman et Mohamed Noûr, fils du ministre Noûr, gouverneur réel de Bender Gâsem. Jusqu'à présent, je n'ai pas vu de figure plus rude ni plus sauvage. A ma vue, il fronce le sourcil : je vais à lui, accompagné de son frère Mahmoud. Il me serre craintivement la main en recouvrant la sienne de son pagne.
Il reste stupéfait en me voyant m'expliquer en çomali, lui demander des nouvelles du sultan, et lui parler de toute la Medjourtine comme si j'y avais passé ma vie.
”
Source : Gallica

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