Résumé

Inauguration du buste de Xavier Navarrot… (1890)

Je suis cigalier... cigalier ou félibre, il ne me souvient guère, par amour de Navarrot.
Car, vraiment, on l'aime. N'est-ce pas un ami tout poète qu'on admire? Et comme il fut, celui-ci, merveilleusement doué ! Il n'est rien qui ne serve de prétexte à ses chansons, le vin clairet pétillantde nos belles collines, l'amour qui s'éveille ou qui passe, les fêtes joyeuses de la campagne, les rivalités mesquines de la petite ville, le mariage d'un ami, la naissance d'un enfant, le voyage d'un prince, un procès, une élection, la patrie, la liberté...
Source : Gallica

Inauguration du buste de Xavier Navarrot… (1890)

Xavier Navarrot, ta ville natale est fière de toi. Reprends ta place parmi nous, répands autour de toi cette gaité qui séduit et qui entraîne ; crée et inspire des continuateurs de ta verve et de ta langue.
Les années ont cet inappréciable effet d'effacer à jamais les traces inutiles et de relever et conserver celles du mérite et de la valeur; ce qui est humain demeure enseveli ; ce qui est impérissable, le vrai, le bon, le beau se dégage, s'élève et s'épanouit.
Source : Gallica

Inauguration du buste de Xavier Navarrot… (1890)

Pareils aux pauvres gens des contes naïfs que le charme d'une baguette invisible revêt de beaux costumes étincelants de soie, de pourpre et d'or, nous avons pour nous-mêmes, élevé au-dessus des misères de la vie, des regards de surprise joyeuse. Dans la coupe d'or où d'un ciseau fantaisiste l'artiste fixe des pensers capricieux et grave son rève, nous avons bu le magique breuvage qui grise d'idéal et d'amour. Soyons reconnaissants à Navarrot de nous avoir donné un tel bonheur.
Source : Gallica

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