Résumé

J.-Constant Savy Précis sur la garantie dans la vente et le transport (1837)

Cependant, le cas d'éviction arrivant, on sent que si l'Acquéreur a payé son prix, c'est-à-dire exécuté le Contrat en ce qui le concerne, et si les Parties n'ont pas voulu jaire un Contrat aléatoire, il est impossible que l'Acquéreur n'ait rien à réclamer au Vendeur. C'est le sentiment de l'équité, c'est le sentiment de la Garantie qu'elle produit, qu'on éprouve. C'est que, en effet, la stipulation ne peut rien contre la Garantie sans dénaturer le Contrat ; elle ne peut rien ni pour elle ni contre elle.
Source : Gallica

J.-Constant Savy Précis sur la garantie dans la vente et le transport (1837)

On sent en effet que, dans les Contrats de bien-faisance (i io5) , la donation entre-vifs, par exemple, l'équité ne peut vouloir la Garantie (excepté la dot où elle a lieu par la volonté du donateur, supposée par la loi en faveur du mariage) . Elle n'y est nullement intéressée, le donataire recevant sans donner. Pour lui, la perte de l'objet de la donation n'est qu'un manque de gain. L'intention d'un bienfait ne doit pas devenir une cause de dommage pour celui qui la manifeste. Le donateur à cause de cela est présumé n'entendre donner sur la chose que les droits qu'il croit y avoir.
Source : Gallica

J.-Constant Savy Précis sur la garantie dans la vente et le transport (1837)

En y regardant de près on reconnaît que la stipulation qu'on appelle Garantie conventionnelle n'est nullement une Garantie. C'est une sûreté, par le moyen d'une extension de l'obligation personnelle à un nouvel objet ; ou c'est une restriction au contraire, et voilà tout. Dans le Transport, la convention que le cédant sera garant de la solvabilité actuelle ou future du débiteur n'a aucun rapport avec l'art. 1108, elle n'en dérive point ; de même l'équité ne la réclame pas.
Source : Gallica

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