Résumé

Jean Rouquerol Les hauts de Meuse et Saint-Mihiel… (1939)

L'occupation de Saint-Mihiel, le 24 septembre, et la prise du fort du Camp des Romains par les Allemands, le 25 au matin, étaient le pénible épilogue d'une série d'atermoiements devant une menace qui n'avait cessé de grandir depuis une huitaine de jours.
La responsabilité de ces graves déconvenues a été rejetée sur la division de réserve qui, disait-on crûment et sans détails dans les nouvelles répandues à ce sujet, « avait lâché pied ». La vérité est qu'elle a soutenu une lutte désespérée contre deux corps d'armée renforcés par une puissante artillerie.
Source : Gallica

Jean Rouquerol Les hauts de Meuse et Saint-Mihiel… (1939)

Le bois Brûlé n'était plus cet enfer, de triste mémoire, dont certaines troupes avaient une réelle phobie.
Le temps n'était plus où un commandant de régiment, attendant son tour de monter en ligne, disait à son général de division : « Mes hommes ont bon esprit et marcheront bien n'importe où sauf au bois Brûlé. La dernière fois que nous y sommes allés, beaucoup de soldats commençaient à avoir le cafard en montant la côte du bois. Presque tous ont vu des camarades tomber près d'eux au bois Brûlé! Ailleurs, ils n'y pensent pas; mais là, leurs souvenirs les obsèdent. »
Source : Gallica

Jean Rouquerol Les hauts de Meuse et Saint-Mihiel… (1939)

Les Allemands à Bar-le-Duc, c'était l'isolement de Verdun et de la 3e armée française. Le général von Falkenhayn, en poussant en avant les ailes de sa Ve armée, la droite par l'Argonne, la gauche sur Saint-Mihiel en direction de Bar-le-Duc, entrevoyait pour l'armée française un nouveau Sedan. Les troupes de l'Argonne et de la Meuse, par leurs sacrifices et leur dévouement, ont fait échouer ce plan audacieux. Il est de toute justice de mesurer l'importance de leurs services à la grandeur du désastre qu'elles ont conjuré.
Source : Gallica

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