Jean Terson

Résumé

Jean Terson,  Les derniers Numides (1879)

“ Pendant qu'il roule le papyrus autour d'une flèche — Mon enfant, dit-il à Adinax, la gravité des circonstances où nous nous trouvons et la confiance que j'ai dans ta discrétion, m'invitent à te dévoiler un secret qu'il importe que tu connaisses : Amsade n'est pas ta sœur.
— Amsade n'est pas ma sœur! s'écrie le jeune homme avec une expression de joie où éclate l'amour dont il ne s'était pas rendu compte jusque-là, mais qu'avait deviné le clairvoyant vieillard.
- Amsade est ta cousine. Le prince Kyphox, ton père, a seul le droit de te dévoiler le reste du secret.
”
Source : Gallica

Jean Terson,  Les derniers Numides (1879)

“ Si Fortunatus était fou d'amour pour Amsade, le cœur de la jeune fille était brisé, et ses beaux yeux devenus tristes et languissants se remplissaient de larmes alors que la nuit la conduisait chaque soir sur sa natte solitaire. Là, son chaste sein se gonflait de profonds soupirs en pensant à son cher Adinax, à son fiancé pour la vie !.
— Où es-tu? Si tu es au nombre des vivants, pourquoi cette longue absence? Tu n'as donc pu revoir le Tumar sacré ?. Non, car tu y aurais trouvé la flèche missive. Si tu es esclave comme nous, pourquoi ne pas briser tes fers ?
”
Source : Gallica

Jean Terson,  Les derniers Numides (1879)

“ Cossus étant battu, l'Empereur, pour venger sa défaite, enverra contre nous un autre général avec une nouvelle armée, deux fois, dix fois plus nombreuse s'il le faut, jusqu'à ce qu'il nous ait exterminés. Mais ce n'est pas là ce qui occupe le guerrier Pétréius. Qu'importe à l'homme de guerre l'extermination de tout un peuple, s'il peut acquérir quelque renommée, s'il a pu attirer sur lui les regards du monde et s'enivrer un moment de cette fumée qu'on appelle la gloire ! Est-ce que celui qui fait métier de se battre a une patrie ! ”
Source : Gallica

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