Résumé

Juillet ! manuscrit des tombeaux… (1838)

Au fait, dès que l'élection, puissance toute de raisonnement, se trouvera sans contrainte en face de la loi pour méditer ses votes, elle mettra partout les populations en souci de dignité : chacun aussitôt arrêtera sa pensée d'ordre, sans hésitation, et tout le monde à la fois s'en imposera l'empire à soi-même, sans débat, pour s'y rattacher chaque jour encore avec plus d'entraînement et plus de respect.
En général, plus une action peut être solennelle, plus elle domine l'esprit; alors toute élection nationale aura, sous ce rapprochement, quelque chose de suprême.
Source : Gallica

Juillet ! manuscrit des tombeaux… (1838)

Mais la folle méprise de la vanité ne peut se prolonger davantage. Une nation aujourd'hui est un être de raison, présentant un tout homogène, une masse de même nature, ayant la même origine et le même sang ; aussi, prétendre encore la subdiviser, lui reconnaître des filons plus illustres , des veines plus riches, c'est se heurter contre l'absurde : cette nation est là, compacte, inébranlable, pour repousser l'orgueil, et le voir encore une fois se briser comme un verre contre son bloc.
La représentation d'un peuple n'aura donc incessamment qu'un même but, qu'un même sens
Source : Gallica

Juillet ! manuscrit des tombeaux… (1838)

Oh ! voici ce qu'un pareil idiotisme appelle, et tour à tour invoque encore : c'est, d'un côté, pour une seule tête, l'exaltation de l'orgueil, l'enivrement de la puissance, le délire du pouvoir; c'est, de l'autre, pour tout un peuple, le travail, les sueurs, la misère, la dégradation, l'abrutissement.
Non. L'esprit humain est arrivé, dans toutes les classes, depuis la révolution de juillet, à cette portée d'élévation qui permet, d'une part, de définir l'autorité la plus suprême, et de lui donner des limites
Source : Gallica

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