Résumé

L. Binaut Revue historique. — La Turquie et les Turcs…

Qu’y peut-on voir en effet, si ce n’est que l’impôt n’a pas pour unique objet de subvenir aux besoins de l’état, mais encore d’empêcher le peuple d’être trop à son aise ? C’est l’impôt pour l’impôt, ou plutôt c’est l’impôt pour détruire l’émulation, décourager le travail, et circonscrire chacun dans la limite fatale tracée par le hasard de la naissance. Le progrès leur semblait l’insurrection ; le peuple était, croyaient-ils, trop ignorant pour ne pas abuser de la prospérité, comme si cette prospérité même n’amenait pas l’instruction.
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L. Binaut Revue historique. — La Turquie et les Turcs…

La science laboure la terre, transporte les marchandises, démolit les forteresses ; mais elle ne se répand que là où règnent l’ordre et l’amour du mieux, et ceux-ci ne sont que le résultat d’une combinaison de mœurs et d’institutions implantées par le temps jusque dans les derniers recoins de nos pensées et de nos habitudes. Vouloir cueillir les grands résultats de la civilisation sur une réforme aussi superficielle que celle qu’on essaie en Turquie, c’est demander à l’arbre des fruits quand il n’a pas encore de racines.
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L. Binaut Revue historique. — La Turquie et les Turcs…

Avant tout, il ne faut augmenter en France aucun impôt ; il vaut mieux tendre à les diminuer, en maintenant dans l’administration des deniers publics une économie sévère, et si jamais l’heureux moment de cette réduction d’impôts venait à sonner, ce n’est pas par l’impôt direct qu’il faudrait commencer. L’impôt direct est loin d’être exagéré chez nous ; certains impôts indirects prêtent beaucoup plus à la critique, même au point de vue de l’intérêt agricole ; tel est par exemple l’impôt sur les mutations immobilières, celui de tous qui devrait être supprimé ou réduit le premier.
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