Résumé

La Bulgarie au lendemain d’une crise

Une conscience peu scrupuleuse, dans ces moments de fièvre, se porte souvent aux dernières extrémités et joue le tout pour le tout. Ainsi fit Stambouloff.
Cet homme qui s’affichait l’ennemi implacable de la Russie et qui, sous couleur de russophobie, exerçait sa cruauté sur ses propres compatriotes, ne se lassait pas de tendre en secret la main à la Russie. Ses nuits étaient troublées par la crainte, bien digne de sa vile imagination et sans aucun fondement, que le prince Ferdinand ne cherchât par-dessus lui à se réconcilier directement avec sa puissante ennemie.
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La Bulgarie au lendemain d’une crise

Ce peuple désireux de s’instruire, plein de confiance en ses efforts, d’un tempérament robuste, fier de son indépendance, conservant avec un soin jaloux ses traditions nationales, ne se sent pas de joie depuis que son tyran d’autrefois ne s’interpose plus, comme une ombre menaçante, entre le Prince et lui. Il porte un dévouement désormais inébranlable à son souverain, encore que les puissances européennes ne l’aient point reconnu jusqu’à ce jour. Mais la Bulgarie espère que bientôt sa situation internationale sera enfin régularisée.
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La Bulgarie au lendemain d’une crise

Un gouvernement qui, sous le couvert d’une haine implacable contre la Russie, avait introduit le régime du bon plaisir, écrasait sans pitié toute velléité d’indépendance, se mettait au-dessus des lois, supprimait la liberté personnelle, ruinait la fortune publique et aliénait à la monarchie la faveur populaire, un tel gouvernement devait forcément inspirer tout d’abord l’aversion et le dégoût, et faire naître ensuite la tendance, périlleuse pour l’État, de s’affranchir de lui à tout prix, quitte à retomber sous la tutelle russe.
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