Résumé

La bonne mère de famille, ou Vie de Madame Collin (1865)

ELLE VIENT HABITER LIVERDUN. — SA MORT.
Il fait la volonté de ceux qui le craignent, il exauce leurs prières, il assure leur salut. (Ps. 18, v. HS.)
Anne Vigneron, ma mère, vint, en 1853, habiter le presbytère de Liverdun. Ce doit être le sujet d'une vive joie pour un enfant de pouvoir être utile à ses parents, sans qu'il puisse jamais cesser de leur être redevable. Je fus édifié, ainsi que ceux qui la virent de près, par sa vive foi, sa conscience timorée, son esprit de prière, de travail, d'humilité, de charité et d'amour des âmes.
Source : Gallica

La bonne mère de famille, ou Vie de Madame Collin (1865)

Le comte de Maistre n'avait pas toujours été un fervent chrétien, mais il fut toujours un honnête homme. Rien qui rende raisonnable comme la vraie piété ! car ce qui fait faire fausse route à notre raison, ce sont nos passions et il n'y a que la piété qui nous donne la force de les maîtriser. La passion de la haine et de l'orgueil n'influait pas sur les jugements qu'Anne Vigneron portait sur les différentes personnes ; estimant la vertu là où elle la découvrait et méprisant le vice là où elle le rencontrait, sans distinction de parents, d'amis, d'étrangers ou d'ennemis.
Source : Gallica

La bonne mère de famille, ou Vie de Madame Collin (1865)

Si la mère et la sœur de Firmin étaient affligées de le sentir privé des secours de la religion, elles étaient bien consolées de le voir persévérer et se fortifier dans les sentiments chrétiens. Sa mort, qui arriva après quelques années de service militaire, en leur causant une douleur -profonde, mit fin aux alarmes que devait inspirer à des âmes chrétiennes, cette position si dangereuse pour un jeune homme constamment témoin d'excès en tout genre, propres à affaiblir la foi et à détruire l'innocence des hommes les plus forts et des âmes de la conscience la plus délicate.
Source : Gallica

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