Résumé

Lettre à M. J***, de la "Gazette de France"… (1869)

Vous voyez que, quelque partisan que je sois de la nouvelle dynastie, adoptée et acclamée par la France, je ne lui épargne ni les avertissements, ni même les reproches, tels qu'ils me sont inspirés par mon impartiale raison, mon dévouement et ma conscience d'honnête homme; mais il y a cette différence immense entre les miens et les vôtres, que le ton et la modération des premiers prouvent à ne pouvoir s'y tromper, qu'ils partent d'un coeur ami et dévoué, au lieu que les vôtres ne sont, du commencement à la fin, que des actes d'accusation, presque toujours sans le moindre fondement.
Source : Gallica

Lettre à M. J***, de la "Gazette de France"… (1869)

Le peuple, en vertu du contrat qui l'a lié à la dynastie ancienne, sera-t il obligé de subir deux révolutions et deux guerres civiles, pour restituer au prétendant les droits qu'il croit tenir de sa famille? ou bien le prétendant, en toute justice, et en son âme et conscience, devra-t-il dire au peuple français : Je ne puis reprendre le pouvoir qu'ont exercé mes ancêtres sur la France pendant près de neuf siècles, sans vous faire traverser deux grandes guerres civiles ; et mon devoir serait, dans le cas même où je serais reconnu pour votre roi, de sacrifier mes intérêts aux vôtres
Source : Gallica

Lettre à M. J***, de la "Gazette de France"… (1869)

Mais par le peuple, il a fait bien plus encore; quel est le souverain, dans n'importe quel pays, qui ait jamais voulu être souverain par le peuple, et pour cela ait basé sa constitution sur le suffrage universel ? C'est le peuple qui l'a fait empereur par huit millions de voix données non-seulement sans violence, mais avec une spontanéité et un élan qu'on chercherait en vain dans l'adoption de toute autre dynastie.
Source : Gallica

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