Résumé

Des causes de la décadence française (1871)

Si le roi Louis Philippe n'a pas fait enregistrer dans l'histoire de grands faits d'armes, qui ne donnent jamais qu'une gloire de mauvais aloi, gloire que la civilisation de l'avenir rejettera avec raison, du moins son règne n'a pas coûté de larmes à la nation.
Déjà pour nous, Alexandre et César ne sont que des criminels imposants. Le roi de Prusse, qui s'inspire de celui qui à Uxellodunum fit couper le poignet à deux mille Gaulois coupables d'avoir défendu leur pays, ne sera, il faut l'espérer, aux yeux des peuples unis, avant qu'il ne s'écoule un siècle, qu'un hypocrite scélérat.
Source : Gallica

Des causes de la décadence française (1871)

Sous son règne la France s'endormait en pleine paix ou sous le régime protecteur, et se réveillait au bruit du canon ou en plein régime de libre échange.
Comme Napoléon Ier, il avait confisqué à son profit la souveraineté nationale ; il avait déchiré la Constitution qu'il avait solennellement juré de maintenir et de défendre ; il était comme l'oncle entaché du vice originel qui devait amener la mort prématurée de sa dynastie.
Source : Gallica

Des causes de la décadence française (1871)

L'extension de la France jusqu'aux frontières du Rhin était l'idée fixe de Napoléon III, qui croyait devoir orner son règne d'un grand trophée et transmettre à son fils une couronne glorieuse. Si la réponse du peuple lui avait démontré que sa popularité chancelait, vu son caractère avantureux, il y aurait trouvé double motif d'entreprendre la guerre : se raffermir d'abord en remuant fortement la fibre nationale, et réaliser enfin le rêve de son règne.
Source : Gallica

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