Résumé

Louis Bernard Contribution à l'étude de la question du déterminisme sexuel (1909)

L’homme n’a jamais pu se résoudre à laisser la Nature accomplir tranquillement son oeuvre : tou-jours il a cherché à percer ses lois mystérieuses, car il est essentiellement curieux : nous dirons plus, ii a toujours fait effort pour les modifier à son profit quand cela lui a été possible. Ainsi sont nées les innombrables théories, toutes très affirmatives, bien que si différentes dans leurs conclusions, qui ont pour but d’apprendre aux humains à procréer, soit dans le sens mâle, soit dans le sens femelle, selon leurs goûts ou les nécessités sociales dans lesquelles ils se trouvent.
Source : Gallica

Louis Bernard Contribution à l'étude de la question du déterminisme sexuel (1909)

Ge n’est donc pas « le hasard qui lance le spermatozoïde aveugle dans l’ovaire », comme l’a dit Richepin.
La science ne peut que gagner aux recherches nombreuses et persévérantes dont la question du déterminisme sexuel a été l’objet, « car une idée en fait naître une autre ; une vérité bien saisie nous conduit à une autre. Et c’est du choc des opinions que jaillit la lumière. » (Millot) .
Source : Gallica

Louis Bernard Contribution à l'étude de la question du déterminisme sexuel (1909)

Par contre, il semble bien probable que la fécon-dation joue un rôle dans la détermination du sexe : Dzierzon, chez les abeilles, a prouvé que si l’on empêche la fécondation chez une jeune reine dont on coupe les ailes et dont on supprime ainsi le vol nuptial, tous les oeufs pondus par cette reine vierge donnent des mâles. Ils donnent des mâles et des femelles après la fécondation.
Source : Gallica

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