Louise H R Coutier

Résumé

Louise H R Coutier La montagne de Saint-Lié. Tome 2 (1830)

C'est Léopold, son Léopold! Sa tête
charmante est découverte ; la joie , le bonheur animent son divin regard ; son front est rayonnant de plaisir : il est plus beau que l'Amour, plus beau qu'on ne peignit jamais une figure humaine.
Adolphine sentait son existence prête à l'abandonner; ses jambes tremblaient, sa tête se perdait, et son coeur palpitant ne pouvait soutenir les trop fortes émotions qui l'agitaient. Mais dans un muet délire elle élève son âme vers le Dieu de l'univers ; elle le supplie de lui donner des forces pour soutenir l'excès de son bonheur.....
Source : Gallica

Louise H R Coutier La montagne de Saint-Lié. Tome 2 (1830)

Adolphine ne pensa plus à ses larmes ; elle sauta de bonheur, de plaisir..... Te voilà, dit-elle, ô mon doux inconnu ! mon doux Léopold ! te voilà, et tu es aussi là, là, dans mon coeur : je t'aime pour la vie, je le sens ; mais tu ne me connais pas , tu ne m'as jamais vue , ou à peine du moins. Eh bien ! tu ne me verras jamais , je saurai t'aimer, t'adorer, je vivrai inconnue, ignorée sous ce toit paisible; jamais l'étrangère ne sera aimée de toi, mais elle t'aimera toujours.
Source : Gallica

Louise H R Coutier La montagne de Saint-Lié. Tome 2 (1830)

La fête de Liebenthal. — Conclusion rapide.
JAMAIS l'azur du firmament n'avait été si pur ; le thym et le serpolet, qui croissent sur les hautes montagnes qui entourent la vallée, embaumaient l'air, et le feu de l'astre du jour le pénétrait d'une chaleur vivifiante. En respirant ce souffle voluptueux, le coeur palpitait d'ivresse et d'amour; le vieillard, perdu dans ses souvenirs, se croyait encore au printemps de la vie : l'impétueux adolescent s'abandonnait à des rêves pleins de délire, et des soupirs agités s'échappaient du sein de la jeune fille timide.
Source : Gallica

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