Résumé

Léo de Marck Les amoureuses de Dumanet ; suivies de Père et gendarme (1878)

Comme il songeait ainsi, Frélu lui frappa sur l'épaule, en disant : — Eh bien! Dumanet, tu ne m'en veux pas?.
- Moi. fit le troupier, pourquoi t'en voudrais-je? Tu n'as fait que ton devoir, à la cantine, en soutenant l'honneur d'une personne qui m'honore de son estime ; à ta place, j'en aurais fait tout autant.
— Alors, reprit Frélu, plus de duel, n'est-ce pas? d'autant plus que nous sommes.
— A l'ombre, acheva Dumanet qui ajouta : ce n'est pas un motif, parce que l'on est au bloc, pour renoncer à la petite partie; ce qui est différé n'est pas perdu.
Source : Gallica

Léo de Marck Les amoureuses de Dumanet ; suivies de Père et gendarme (1878)

En disant ces mots, Frélu prit une bouteille qu'il lança à la tête de son pays.
Heureusement, Croustillac attrapa, au vol, le projectile; puis, pendant que le fourrier s'interposait:
Soldats, dit-il avec dignité, rappelezvous les égards dus à l'uniforme que vous avez l'honneur de porter !
Comme Frélu et Dumanet, à grand'peine contenus, continuaient à s'invectiver: — Soldats, reprit le chevronné, une injure réciproque ne s'efface pas avec des coups de poing; elle se lave dans le sang. Conséquemment, j'en demanderai la permission, pour vous, au colonel.
Source : Gallica

Léo de Marck Les amoureuses de Dumanet ; suivies de Père et gendarme (1878)

Pendant ce temps-là, Dumanet et Frélu médi aient, à la salle de police, sur l'instabilité des choses humaines.
Toutefois leurs réflexions, à chacun, étaient bien différentes.
Frélu, revenu de son évanouissement et charmé de retrouver son épaule intacte, était d'une gaieté folle. Ce qui l'enthousiasmait, surtout, c'était l'impossibilité où il se trouvait d'aller, sur le terrain, s'allonger, le lendemain, avec son pays.
Dumanet, lui, était profondément triste ; il pensait : — Passer quatre jours au clou pour des femmes, qui viennent se crêper le chignon et
me détériorer le physique.
Source : Gallica

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