Résumé

Mélanges de politique et de littérature… (1818)

Voulez-vous savoir si un homme est demeuré royaliste? Ne le jugez pas sur un fait isolé, sur une opinion hasardée, fugitive, arrachée, ou à d'anciens souvenirs, ou à l'amour-propre blessé. Mais voyez si les révolutionnaires le redoutent; voyez leur joie, quand vous le repoussez.
Voilà, M. le Spectateur, ce qu'à votre place je dirais tous les jours aux royalistes, et je le dirais beaucoup mieux, si j'étais vous.
Source : Gallica

Mélanges de politique et de littérature… (1818)

O Minerve ! soyez prudente tant que vous voudrez , digne et utile quand vous pourrez. Mais n'empêchez pas d'écrire ceux qui ne redoutent point les tribunaux. Criez à l'oppression tant qu'il vous plaira ; mais laissez-nous croire que nous avons encore quelque ombre de liberté. Permettez-nous de penser que la charte et la justice du Roi sont des sûretés , des garanties suffisantes pour des écrivains dignes de ce nom, et que la loi du 9 novembre ne doit pas plus nous empêcher d'écrire, que les lois contre les vagabonds n'empêchent les honnêtes gens de voyager.
Source : Gallica

Mélanges de politique et de littérature… (1818)

Mais n'est-ce pas faire à la nation une part de gloire trop restreinte que de la borner aux triomphes de nos armes? La nation n'a-t-elle à se vanter d'aucune autre gloire, si non plus brillante, au moins plus réelle, plus durable, et, puisqu'il faut le dire, plus véritablement nationale? Quoi ! des écrivains qui se disent philosophes, estiment nos excursions sanglantes, nos conquêtes d'une année, au point de nous les représenter comme la seule gloire de la France !
Source : Gallica

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