Résumé

Martin-Guillaume Gilibert de Merlhiac Les Contemporains, ou Portraits et caractères politiques de ce siècle… (1821)

Après avoir fatigué une nation par tous les genres de troubles, ils cherchent à lui inspirer la plus profonde indifférence pour toutes les institutions capables d'arrêter les révolutions, car la doctrine des gouvernemens de fait est, en politique, ce qu'est, en morale , cette exécrable maxime : Il n'y a ni vice ni vertu en soi. Un peuple indifférent à toute espèce de régimes et de gouvernails, et qui est disposé à recevoir les ordres et la livrée du premier révolutionnaire assez audacieux pour forcer les barrières de la capitale ; un tel peuple, dis-je, n'est qu'un canevas à révolutions
Source : Gallica

Martin-Guillaume Gilibert de Merlhiac Les Contemporains, ou Portraits et caractères politiques de ce siècle… (1821)

Telle sera la politique du véritable ami de la sagesse, parce qu'elle dérive entièrement de l'esprit de l'Evangile; tel sera enfin l'homme qui seul mérite ce titre de philosophe, que l'on ne devrait jamais prodiguer à des raisonneurs absurdes et dangereux. Ne pensez-vous pas comme moi, Philarque, et souffrirez - vous enfin que l'on prononce devant vous le nom de philosophe dans l'acception que je viens de lui donner?
Source : Gallica

Martin-Guillaume Gilibert de Merlhiac Les Contemporains, ou Portraits et caractères politiques de ce siècle… (1821)

UN écrivain estimable et dont la célébrité est un bienfait, vient de faire une peinture aussi éloquente que vraie de tous les maux que peut entraîner l'indifférence en matière de religion. Ce dernier retranchement de la dépravation et de l'athéisme a été vigoureusement attaqué, et tous les honnêtes gens ont applaudi au triomphe du vainqueur. L'insouciance en fait de religion est l'excès opposé du fanatisme, comme l'indifférence absolue sur les opinions ou les sentimens politiques, est l'excès opposé de l'esprit de parti.
Source : Gallica

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