Résumé

P. L'Oisel Aigle et poulet, appendice à l'histoire de mon temps… (1859)

L'Empire n'est-il pas la source continue d'une véritable grandeur à laquelle notre siècle n'était plus habitué , grandeur avouée par l'Europe entière, grandeur dont l'évidence aiguise les jalousies germaniques qui mésusent du Légitimisme incarné comme d'un Triboulet, grandeur qui saisit au vif Albion dans l'épouvante de ses remords et la fait frissonner bilieusement dans la candeur de son égoïsme abasourdi par cette goguenarderie du destin : « Trop tard, toujours trop tard, John-Bull ! »
Source : Gallica

P. L'Oisel Aigle et poulet, appendice à l'histoire de mon temps… (1859)

Découvrît-on, derrière les plus malheureuses suprématies du légitimisme, derrière les suppôts les plus furibonds d'une réaction leur perpétuel mirage , les préparatifs d'attentats à la Cadoudal, cette découverte elle-même ne causerait pas encore de ces préoccupations notables qui interrompent le cours des affaires et des plaisirs : l'Empire a le sentiment de sa force et de son droit, il est beau comme l'Hercule au repos.
Source : Gallica

P. L'Oisel Aigle et poulet, appendice à l'histoire de mon temps… (1859)

En 1815, sur les rives du Rhône, le Consul de Marengo, l'Empereur d'Austerlitz, descend des Alpes comme du Thabor de sa gloire. D'un regard paternel, il illumine les âmes françaises du feu de son génie. Il a pour garde la reconnaissance du peuple et le magique souvenir d'un règne sans rival en grandeur. Comme à Lodi , il marche au pas de charge de la victoire. Au tonnerre des cris de : « Vive l'Empereur ! » , il a franchi le pont de la Guillotière : Cùm Jove Coesar adest. Du droit de la vertu, il fascine, il domine, il exalte les populations qui pleurent d'admiration et d'allégresse.
Source : Gallica

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