Résumé

Paul Féval Oeuvres de Paul Féval soigneusement revues et corrigées… (1883)

On eût dit que Matheline était partout.
Puis un profond silence se fit soudain, pour écouter les cloches de Plouharnel voyageant avec le vent de la mer et tintant le second son de la messe de minuit.
- Mon ami que disent-elles?
- Elles disent Noël, mon ami: Noël, Noël, Noël!
- Nenni-da! elles disent: de l'or, de l'or, de l'or!
- Tu mens, mon ami !
- Mon ami, tu mens!
Et les autres voix, celles qui bourdonnaient à l'intérieur du fourneau s'enflaient, s'enflaient.
Le feu que personne ne soufflait, s'activait de lui-même, ardent comme l'âme d'une forge.
Source : Gallica

Paul Féval Oeuvres de Paul Féval soigneusement revues et corrigées… (1883)

Un sourire erra sur la lèvre du commandeur.
- La trêve ! s'écria-t-il avec empressement ; contre un ennemi tel que vous, mon cousin,
la guerre vient toujours assez lot. Je choisis la trêve.
Ce fut tout. Les deux interlocuteurs marchèrent ensemble vers la porte; sur le seuil, le commandeur s'inclina et dit avec une gaîté feinte, qui dissimulait assez bien sa haineuse et narquoise arrière-pensée : — Si nul autre que moi, désormais, ne vous conteste votre qualité, vous mourrez chevalier d'Avaugour, messire Rollan Pied-de-Fer. Je prie Dieu qu'il vous garde.
Source : Gallica

Paul Féval Oeuvres de Paul Féval soigneusement revues et corrigées… (1883)

Rollan connaissait le mariage de Reine de Goëllo avec Julien d'Avaugour.
Il fut longtemps avant de reprendre la parole; voyant le danger dans toute son imminence, il fit enfin un appel désespéré à sa fermeté d'âme, et réussit à grand'peine à prendre le dessus.
— Voilà tout? demanda-t-il en mettant le poing sur la hanche comme qui a pris son parti, et que rien désormais n'arrêtera plus.
— N'est-ce point assez? dit Rollan.
— C'en est assez pour perdre le vilain qui a osé menacer un noble homme! reprit Gauthier avec son plus arrogant sourire.
Source : Gallica

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