Résumé

Paul Lapeyre L'Esprit du suffrage universel… (1872)

Car le peuple, malgré tout, aime la paix, l'ordre et l'union. Que chacun se trace là-dessus une règle de conduite; si modeste que soit le champ de son influence, qu'il ne dédaigne pas de s'en servir. Rien n'est inutile, quand il s'agit de faire réussir la conspiration du bien.
Telle est, à mon avis, la seule manière de pratiquer honnêtement le suffrage universel. Ce serait inutilement qu'on en chercherait une autre. On aura beau combiner de mille façons différentes un désordre avec un autre désordre, on n'aboutira jamais ainsi à produire l'ordre.
Source : Gallica

Paul Lapeyre L'Esprit du suffrage universel… (1872)

Ce sont les hommes riches et malhonnêtes qui ont déshabitué le peuple du respect des hautes classes ; et comme les masses généralisent toujours leurs impressions et leurs sentiments, elles enveloppent, d'une même haine tous ceux qui ont de la fortune, y compris les hommes vertueux, parce que ceux-ci sont en minorité. Qu'ils deviennent la majorité et alors la confiance et la concorde cesseront d'être l'exception pour devenir la règle. Le mot riche ne sera plus synonyme d'égoïste et de voluptueux, mais rappellera l'idée de la bienfaisance et de la magnanimité.
Source : Gallica

Paul Lapeyre L'Esprit du suffrage universel… (1872)

Mais c'est dans la classe bourgeoise que l'on rencontre les plus grands obstacles à la bonne pratique du suffrage universel contre lequel elle nourrit une haine qu'elle ne peut presque plus déguiser. Les bourgeois doivent leur fortune à la Révolution et ils en sont les défenseurs les plus obstinés; c'est d'elle surtout qu'ils sont conservateurs. Le retour imaginaire de l'ancien régime leur inspire de puériles terreurs et ils supplient la Révolution, leur chère révolution qui les a faits si gros, de les préserver de cette calamité.
Source : Gallica

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