Résumé

Philippe-Irénée Boistel d'Exauvillez Les soirées politiques, ou Simples conversations sur les principes libéraux… (1829)

FLEURY.
Je sais bien que les hommes, en se réunissant en société, ont abandonné une partie de leurs droits pour conserver l'autre plus sûrement sous la protection des lois ; aussi ce n'est que pour cette dernière que les libéraux; réclament; ils n'ont pas la prétention de conserver sous un gouvernement la liberté de tout dire et de tout faire, comme s'ils vivaient isolés dans un pays désert, où ils ne devraient compte de leurs actions à personne ; mais ce qu'ils veulent, c'est le maintien des conditions auxquelles ils ont engagé leur liberté.
Source : Gallica

Philippe-Irénée Boistel d'Exauvillez Les soirées politiques, ou Simples conversations sur les principes libéraux… (1829)

Alors tout sera perdu, les rênes du gouvernement flotteront incertaines entre les mains du pouvoir; contrarié dans toutes ses mesures , sans force pour commander l'obéissance, impuissant à punir la rébellion, il succombera, et sa chute sera le commencement des malheurs publics. Unis pour l'abattre, mais divisés pour en partager les dépouilles, ses vainqueurs commenceront entre eux une lutte sanglante. Victime des partis éphémères que chaque jour verra naître et tomber, le peuple opprimé attendra en vain celte félicité imaginaire qu'on lui avait promise : sans ouvrage, sans argent, sans pain
Source : Gallica

Philippe-Irénée Boistel d'Exauvillez Les soirées politiques, ou Simples conversations sur les principes libéraux… (1829)

Et qui sera le juge de la sagesse du gouvernement ?
FLEURY.
La société tout entière. M. HARDOUIN. Mais la société se compose d'hommes, de femmes, d'enfans, de vieillards, de savans, d'ignorans, de riches, de pauvres; l'intérêt de chacun de ces états est différent, et il leur sera bien difficile, pour ne pas dire impossible, de s'accorder jamais sur l'intérêt général.
Source : Gallica

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