Résumé

Hier. Vieux sentiment, opinions et souvenirs… (1850)

Si les réglements sont bons pour l'obéissance, ils sont mauvais pour l'autorité. Or, l'autorité, c'est le pays qui a des intérêts et des droits; les défenseurs de ce pays, qui n'ont que des devoirs, sont l'obéissance.
Pour l'armée et pour la guerre, il ne faut pas de lois, et il n'y a pas de justice; il n'y a que des circonstances imprévues, des nécessités, des exigences.
Les lois et les réglements pour la discipline sont comme les plans de campagne dressés dans le cabinet et par la cour; ils portent malheur; ils ne valent rien devant l'ennemi.
Source : Gallica

Hier. Vieux sentiment, opinions et souvenirs… (1850)

Avec des institutions blessées et meurtries par l'insiabiliié et par les hasards du suffrage universel, on ne fait rien; on n'entreprend rien, ni en politique, ni en gouvernement, ni en administration, ni en industrie; on vil tout au plus, et au jour le jour; on est inquiet; on a peur. Les meilleurs projets sont abandonnés; la désaffection ou la craiute arrêtent les meilleures volontés; la confiance fait défaut partout.
Les circonstances ne sont jamais bonnes quand les hommes, dont le devoir est d'agir, ne sont tranquilles, ni pour le passé, ni pour le présent, ni pour l'avenir.
Source : Gallica

Hier. Vieux sentiment, opinions et souvenirs… (1850)

Quand on considère que les révolutions et la liberté ont conduit le pays au bord de l'abîme effroyable qui s'appelle socialisme, on se demande quel est le mal plus grand qu'aurait pu faire le despotisme?
On a eu l'occasion de voir, en 1848, que l'égalité était un niveau qui fait baisser quelquefois jusqu'à zéro, jusqu'à rien du tout, l'estime pour la patrie, l'orgueil pour la patrie, le respect pour les hautes fonctions ; on ne doit jamais oublier dans quelles mains le pouvoir est descendu et tombé à cette époque.
Source : Gallica

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