Résumé

Pierre Saurel Gog-Magog, ou le Vrai démocrate… (1848)

Le vrai démocrate attendait, à genoux, le règne de la liberté , de l'égalité, de la fraternité. Aujourd'hui il est prêt à verser son sang, à donner tout ce qu'il possède pour conserver l'honneur et la liberté de la patrie.
Il est heureux que la plus grande révolution du monde se soit effectuée , en France , presque sans émeutes, sans terreur et sans catastrophes ; c'est qu'il sait que là liberté ne peut pas se propager avec le poignard, il sait que l'arbre de la liberté ne peut pas pousser dans une atmosphère de terreur , il sait que Je sang et le crime ont toujours brûlé ses racines.
Source : Gallica

Pierre Saurel Gog-Magog, ou le Vrai démocrate… (1848)

L'empire sur soi consiste à modérer ses penchants et à vaincre ses défauts. Tout bon démocrate pense qu'on ne peut vivre sans cette vertu, qui est la base de toute force et de toute sagesse. Sans cette vertu, l'homme serait lâche dans tout; il serait indiscret quand on le voudrait, sa faiblesse pourrait même en faire un traître.
Hommes de coeur, de foi et d'avenir, n'hésitons pas à marcher à la conquête de cette grande vertu ! Ainsi ne disons jamais : Je ne puis vaincre mes penchants , je ne puis résister à ce désir ; un français peut tout ce qu'il veut avec force !
Source : Gallica

Pierre Saurel Gog-Magog, ou le Vrai démocrate… (1848)

Le vrai démocrate espère que dorénavant l'ouvrier jouira de la juste considération qui est due au travail , que les riches n'oseront plus marchander impitoyablement sa journée dans le but de le rendre de plus en plus pauvre et humilié; il espère que tous les patrons ajouteront une somme minime au prix de chaque journée de tous les travailleurs de France, afin d'organiser une riche caisse de retraite où la vieillesse et l'infirmité auront toutes un égal droit, et qu'on ne verra plus le brave ouvrier tendre la main à la pitié des avares ou des indifférents.
Source : Gallica

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