Résumé

Portrait de Renée Dunan Renée Dunan Les Pâmoisons de Margot

C’était un joli jeune homme, un peu douteux de mœurs, et sans doute d’honnêteté sujette à diverses cautions, mais amoureux comme un singe rouge, et plongé dans le freudisme jusqu’au sinciput...
Et on sait, dans le monde contemporain, que le Freudisme, ou philosophie de la sexualité, est à la fois chose profonde et lascive tout comme les agréments d’une courtisane sicilienne, comme aussi une lecture agréable, au lit, entre les gens unis par une affection qui ne demande qu’à s’extérioriser en gestes bien choisis... Certes, Margot, n’avait cure du Freudisme.
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En même temps elle disait :
— Oui ! c’est vous que je veux tuer.
Margot n’avait aucunement peur. Elle était de ces femmes pour qui tout passe après l’amour et l’orgueil. Ce qu’elle voulait, avant tout, c’était donc d’asseoir la survenante d’une solide réponse.
Et elle dit carrément :
— C’est du vice, de se servir comme ça d’une pétoire...
Il faut avouer que malgré l’incontestable tragique de la situation, l’amant eut envie de rire à cette réponse, et il cria joyeusement :
— Marthe, tu nous ennuies, remporte ta mitrailleuse. Je ne te dois rien.
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Elle se passa une paume précautionneuse sur le torse, et soupesa sa poitrine allègre et provocante.
— Hein ! fit-elle enthousiasmée, si avec ça on ne pouvait pas trouver un amant.
Il est vrai qu’elle le désirait fait sur commande, cet amant.
Que voulez-vous, elle aimait les blonds. On peut évidemment aimer les bruns. Il en est de charmants et qui possèdent à un haut degré les vertus — qui sont aussi un peu le contraire — propres à réjouir et faire pâmer les femmes amoureuses.
Mais qu’y faire ? Margot ne sentait rien, absolument rien devant un homme brun. Elle le regrettait.
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