Résumé

Riquewihr : au fil des siècles (1991)

Aussi les hommes devaient-ils se procurer des armes et s'exercer régulièrement à leur maniement. C'était là une charge mais aussi un honneur: un homme qui savait se battre n'était plus considéré comme un serf mais comme un homme libre par son seigneur. Ce dernier y avait lui aussi son profit: il aurait une forteresse et des guerriers en plus. Si la ville prospérait, il en tirerait plus d'impôts. Il suffit de regarder Riquewihr, parure de l'Alsace: il y a sept siècles le sire de Horbourg et les Riquewihriens avaient vu juste.
Source : Gallica

Riquewihr : au fil des siècles (1991)

Pour Voltaire, homme de finance subtil, autant ingénieux en économie qu'en littérature, l'essentiel était de toucher régulièrement ses revenus, mais se doutait-il combien impopulaires étaient les redevances grâce auxquelles sa rente lui était servie et quelles colères elles soulevaient dans le coeur des habitants de la seigneurie de Riquewihr et du comté de Horbourg!
Il est à supposer que tout cela le laissait absolument indifférent. Les nombreux impôts seigneuriaux perçus dans les terres d'Alsace ne suffisent bientôt plus à remplir la bourse toujours vide de Voltaire.
Source : Gallica

Riquewihr : au fil des siècles (1991)

Je fais mes compliments à Monsieur Rosé sur ses mines; mais je crois que les meilleures sont les vignes de Riquevire. Je lui réitère que je n'ai pour vivre que les rentes sur Monsieur le duc de Virtemberg. Je le prie très instamment de m envoyer ce qu'il pourra par le coche qui va de Strasbourg à Bâle, à Berne et à Versoix. J'ai l'honneur d'être son très humble et très obéissant serviteur
Voltaire.
Source : Gallica

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