Résumé

Réflexions morales et politiques… (1818)

Louis XVIII a toujours voulu faire le bien; mais c'est suaviter, et fortiter, qu'il a cru devoir le faire. Après avoir bu à longs traits dans le torrent des afflictions humaines, et s'être mérité l'estime générale des hommes, il n'oubliera jamais le pacte sacré qu'il vient de faire avec sa nation : n'ayant en aucun temps oublié qu'il se doit tout entier à son peuple, il croit, comme Marc-Aurèle, qu'il doit chercher son bonheur dans celui de tous.
Source : Gallica

Réflexions morales et politiques… (1818)

O philosophie de nos jours! que tu es cruelle! comme tu te plais à nous ravir notre bonheur ! c'est donc par tes couvres que ta brillante patrie devait être donnée en spectacle à l'univers? A tes cris , l'empire de la raison perd toute sa force ; les ténèbres du cahos s'emparent des régions de la lumière : la déesse de l'impiété est proclamée partout avec triomphe; les français s'arment contre les français : tout est couvert de malheurs ; la terre est jonchée de cadavres ; le monde est inondé de sang ; la patrie de Saint-Louis succombe
Source : Gallica

Réflexions morales et politiques… (1818)

Qui peut enfin arrêter tant de bras, qu'une juste vengeance avait armés contre nous? c'est notre Roi ; c'est le descendant de Henri IV, c'est le frère de Louis XVI, c'est ce héros que tous les esprits, après s'être bien mis avec eux-mêmes , doivent admirer, et prendre pour modèle. Qui peut mieux que Louis XVIII , s'approprier le glorieux titre de héros ? les dévastateurs de l'univers, peut-être ! Ah ! il n'y a que les esprits conduits par les passions , qui puissent qualifier un meurtrier de héros et de grand homme. Qu'est - ce enfin qu'un héros ?
Source : Gallica

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