Résumé

Réponse aux articles de M. Buchon… (1843)

Non, monsieur Buchon, l'opinion publique ne fut jamais
aveuglée par la gloire même du général Bonaparte, au point de croire que le duc d'Enghien ne fut pas sacrifié par lui et par lui seul. Elle apprécia le crime d'une politique personnelle; et Napoléon convient lui-même que telle fut la nature de cette politique, en motivant l'exécution du 21 mars 1804, sur l'envoi des assassins soudoyés à Paris par M. le comte d'Artois. Le fameux Talleyrand (2) , interpellé sur ce qu'il pensait de ce forfait, répondit par ce mot bien connu : « C'est plus qu'un crime: c'est une faute. »
Source : Gallica

Réponse aux articles de M. Buchon… (1843)

Aussi, aux yeux des moralistes de sang-froid, c'est-à-dire de ceux qui ne se laissent pas éblouir par l'éclat d'un grand nom, qui pèsent le sanghumain, quel qu'il soit, lorsqu'il est innocent, dans la balance d'une incorruptible conscience, l'enlèvement du duc d'Enghien est un crime, plus grand que l'assassinat même de cette illustre victime, revêtu de formes juridiques : le premier crime menait à tous les autres.
Source : Gallica

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