Résumé

Section oranaise de la Ligue des droits de l'homme… (1919-1920)

On dit que les fonctionnaires ne peuvent pas avoir le droit de grève. Mais la grève n'est pas et n'a jamais été un droit; c'est, un fait, une nécessité résultant de circonstances extrêmes. On fait grève quand on ne peut pas faire autrement, de même qu'on use d'une arme, bien que le port d'arme soit prohibé, lorsqu'on est en cas de légitime défense. La loi de 1884 n'a proclamé le droit de grève dans aucun de ses articles. Nous n'avons jamais demandé le droit de grève, et le droit syndical n'implique nullement la cessation du travail. On a vu des ouvriers faire grève sans avoir une association
Source : Gallica

Section oranaise de la Ligue des droits de l'homme… (1919-1920)

Pour les fonctionnaires, le Gouvernement veut rétablir l'esclavage en édictant contre eux des pénalités sévères en cas de cessation du travail. L'art. 11 du projet ne vise pas seulement, comme on serait tenté de le croire, le cas de grève ; il ne vise pas uniquement, en effet, « le cas de cessation concertée », mais aussi « le cas de cessation simultanée » du service. C'est une véritable disposition draconienne qui ne saurait être admissible, même si elle ne s'appliquait qu'au cas de grève. Si la grève est illicite, elle doit être interdite à tous les citoyens
Source : Gallica

Section oranaise de la Ligue des droits de l'homme… (1919-1920)

La grève des fonctionnaires n'est pas aussi dangereuse à la vie nationale que les grèves d'industrie, ouvrières ou patronales. Les grèves des mines, des transports, de la boulangerie, de la boucherie, sont plus dangereuses que celle de n'importe quel service public.
Beaucoup de fonctionnaires, tels que les membres de l'enseignement, les employés de bureau des diverses administrations, pourraient se mettre en grève sans troubler la vie nationale, parce que leurs fonctions ne répondent pas à des besoins immédiats.
Source : Gallica

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