Lockout

Définition et enjeux

Section oranaise de la Ligue des droits de l'homme… (1919-1920)

Il faut d'ailleurs remarquer que les patrons usent fréquemment du lock-out qui, au point de vue économique, est au moins aussi désastreux que la grève. Un patron, par le seul fait de sa volonté, peut fermer son usine, réduire à la misère des centaines ou des milliers de travailleurs, et tout le monde, sauf les victimes, trouve licite un acte aussi monstrueux. Un patron peut restreindre la production, renvoyer ses ouvriers et personne ne songe à l'accuser d'arrêter la vie économique du pays.
Source : Gallica

Portrait de J.-H. Rosny aîné J.-H. Rosny aîné La Vague rouge

Après quelques nouveaux pourparlers, les entrepreneurs décrétèrent le lock-out. Les ouvriers l’accueillirent avec flegme et déployèrent, pendant le chômage, la même force d’inertie que sur les chantiers. Ceux que n’atteignait pas le lock-out continuaient le travail, en vertu du mot d’ordre : « Pas de grève ! »
— Pas de grève ! s’en allaient criant les bons drilles qui vagabondaient délicieusement des mannezingues aux chantiers, et des chantiers aux réunions de la Bourse du travail. Les patrons veulent nous acculer à la grève, donc c’est un piège. Nous n’y tomberons pas.
Source : Wikisource

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