Théodore Lacordaire

Résumé

Théodore Lacordaire Une Estancia

Tant que l’eau ne lui manque pas, le bétail reste à sa portée ou ne s’en éloigne guère ; mais lorsque la sécheresse se fait sentir, il se répand de côté et d’autre, et ne cesse de marcher que lorsqu’il a trouvé à apaiser la soif qui le dévore, ou bien lorsqu’éclate un de ces terribles orages auxquels sont sujets les pampas, les animaux, épouvantés par les éclairs et le fracas de la foudre, s’enfuient dans toutes les directions et se mêlent à ceux des estancias voisines ; il faut alors plusieurs jours aux peons pour les réunir.
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Théodore Lacordaire Une Estancia

Lorsque enfin l’estancia ne renferme aucun taillis d’arbrisseaux où le bétail puisse se cacher, et qu’elle est à une distance assez éloignée de la frontière pour être à l’abri des déprédations des Indiens, elle réunit tout ce qu’il faut pour prospérer.
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Théodore Lacordaire Une Estancia

Quand les forces du cheval sont épuisées, le domador le ramène, lui ôte la bride et la selle, et l’attache, pour la nuit, à un poteau planté dans un endroit dépourvu d’herbe, afin qu’il ne puisse réparer ses forces. Le lendemain et les jours suivans, il le fatigue de nouveau en lui permettant de paître pendant quelques heures ; enfin, au bout de quatre ou cinq jours, l’animal est censé dompté et propre au service : — Es un caballo, c’est un cheval, disent les gauchos.
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