Résumé

Athenœum Revue des Deux Mondes

Le peu de pommes de terre et de légumes qu’on a cultivés jusqu’ici étaient de première qualité ; et je ne doute nullement que l’orge et l’avoine n’y réussissent également, si on les cultivait à l’abri des vents du sud-ouest, qui sont trop violens pour que les tiges des céréales puissent leur résister. Jusqu’à cette époque, les colons ne s’étaient pas livrés à la pêche de la baleine et des phoques. La seule source de bénéfices qu’eût Vernet, outre le bétail, était la pêche du mulet qu’il envoyait salé et desséché à Buenos-Ayres, où il se vendait promptement et avec avantage.
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Athenœum Revue des Deux Mondes

On estime actuellement la quantité de bétail existant sur les îles Falkland à sept mille têtes, et les gauchos m’ont affirmé qu’elles pourraient en nourrir aisément quarante mille, ce qu’ils sont à même de juger mieux que personne. Environ six mille ont été tuées depuis que Vernet a pris possession du pays. On ne prépare que la chair des vaches ; les mâles, n’ayant point subi la castration, ne sont mis à mort que pour leur peau. Cette destruction continuelle a considérablement diminué le bétail, et il aura disparu dans quelques années, si on n’y met ordre.
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