Isid. Aubouin

Résumé

Isid. Aubouin Revue des Deux Mondes

À cette nouvelle, Riveira, celui que les Guaranis nommaient naguère leur libérateur et leur père, se met en marche pour aller les exterminer. Mais à peine a-t-il quitté Montevideo, que la garnison de cette ville se soulève contre lui et proclame Lavalleja pour président. En même temps une révolte semblable éclate dans son propre camp au Durazno, et il n’échappe à la mort qu’en sautant en chemise par une fenêtre et s’enfuyant tout seul à travers champs, après avoir vu son aide-de-camp égorgé à ses côtés. En un instant il vit renverser sa puissance dans toute l’étendue de la république.
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Isid. Aubouin Revue des Deux Mondes

Une suite de collines formant un rideau d’un vert sombre se déroula devant nous à perte de vue. La plupart étaient couronnées d’habitations, appartenant à des Guaranis qui avaient sauvé quelque bétail du pillage. À chaque pas que nous faisions, le pays devenait plus peuplé ; tout annonçait le terme de notre voyage. Enfin nous passâmes à gué une petite rivière dont l’embouchure servait de port à la ville, et nous entrâmes à Bella-Union.
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Isid. Aubouin Revue des Deux Mondes

Nulle part, en un mot, l’homme ne s’est acharné avec plus de fureur sur les œuvres de la nature et de la civilisation.
Les Sept Missions, quoique ayant aussi beaucoup souffert et perdu la plus grande partie de leur population, offraient cependant encore l’ombre de ce qu’elles avaient été jadis, lorsque l’heure fatale sonna aussi pour elles ! Les Indiens détestaient le joug des Brésiliens, et ce fut l’espoir de l’échanger contre un sort meilleur qui les perdit.
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