Résumé

Émile Loubens Notice sur M. Bourguin, membre de la Société philotechnique (1882)

La lecture des pages chaleureuses échappées de sa plume éveille, avec les émotions les plus douces, une même sympathie pour deux cœurs que l'amour du bien faisait battre à l'unisson.
M. Bourguin, tout en écrivant pour la jeunesse, a songé aussi aux hommes qui ont des droits à ses conseils. Poète autant que moraliste, il s'est plu à versifier les fictions que lui a suggérées son infatigable philanthropie. Ici je m'arrête sur ces fables gracieuses mentionnées par M. Berville. Pleines de douceur, d'indulgence, d'encouragement, elles ne sont déparées ni par la satire ni par l'ironie.
Source : Gallica

Émile Loubens Notice sur M. Bourguin, membre de la Société philotechnique (1882)

M. Bourguin, après avoir été un magistrat intègre et consciencieux, commença ses publications par des œuvres délicates de morale populaire. Comme poète et comme écrivain, il avait des mérites que chacun a pu apprécier. Ses fables, écrites, chose rare, plutôt au point de vue des animaux que des hommes, s'appliquaient avant tout à peindre le peuple des bêtes dans la réalité de ses mœurs, et non exclusivement dans sa ressemblance avec certains caractères de nos sociétés.
Source : Gallica

Émile Loubens Notice sur M. Bourguin, membre de la Société philotechnique (1882)

C'est en 1842 que M. Bourguin a été reçu dans la Société. Au courant d'une séance publique, M. Berville, secrétaire perpétuel, annonçait ainsi son admission : « Le diplôme d'associé correspondant, disait-il, a été mérité par M. Bourguin, juge de paix à Sedan,
qui sait mêler la douceur des études poétiques au sérieux des fonctions du magistrat. Il s'est présenté à nous avec un Recueil de fables, où l'on trouve des sujets agréables et ingénieux, embellis de traits spirituels et revêtus d'une poésie pure et facile. M. Bourguin est de plus auteur d'une Flore inédite du département des Ardennes. »
Source : Gallica

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