George Sand,
Le Beau Laurence
(1870)
“ Leur pâleur était livide, un rictus effrayant contractait leurs bouches entr’ouvertes, ils nous regardaient d’un œil fixe. Nos gestes et notre appel ne leur faisaient aucune impression... Quelques gouttes de sang suintaient sur la pierre... — Ils sont morts ! s’écria Bellamare en me serrant dans ses mains crispées, on les a décapités... Il n’y a là que leurs têtes ! Je faillis m’évanouir, et, pendant quelques instants, je ne sus où j’étais. Bellamare aussi tournait sur lui-même et chancelait comme un homme ivre. Enfin il raffermit sa volonté. ”
