Antoine Léon Boyer

Élements biographiques

Antoine Léon Boyer Arguments, réflexions et commentaires sur les oeuvres médico-philosophiques et pratiques de G. E. Stahl… (1858-1860)

Quand l'âme se livre à une méditation profonde, à un travail intellectuel énergique, le sang se dirige vers le cerveau où la circulation s'active : on peut faire la même remarque pour tous les organes des sens, quand ils se concentrent long-temps et attentivement sur un objet. La circulation générale et locale se modifie sous l'influence des passions et suivant leur caractère : on rougit de honte et de colère, on pâlit de terreur ; le pouls de l'homme qui poursuit une pensée profonde, n'est pas celui du poète entraîné par une inspiration rapide.
Source : Gallica

Antoine Léon Boyer Arguments, réflexions et commentaires sur les oeuvres médico-philosophiques et pratiques de G. E. Stahl… (1858-1860)

C'est surtout à ce point de vue que nous étudierons la sensation avec conscience et la locomotion.
La sensation est-elle active ou passive ? Est-elle une action ou bien un acte passif, une impression faite sur l'âme ? Elle présente ces deux modes. Quand nous voulons examiner un objet, nous tendons l'organe qui s'en occupe, pour que rien ne lui échappe ; nous dirigeons l'œil, l'oreille et toutes leurs parties pour recueillir et concentrer les rayons lumineux, pour saisir le son le plus faible ; l'âme est comme l'araignée ou l'oiseleur qui tendent leur toile ou leurs filets.
Source : Gallica

Antoine Léon Boyer Arguments, réflexions et commentaires sur les oeuvres médico-philosophiques et pratiques de G. E. Stahl… (1858-1860)

Les rêves sont un demi-sommeil, composé de lambeaux de sensations, de souvenirs, d'imaginations, de pensées, mal associés ensemble parce que le travail synergique des diverses facultés de l'âme ne vient plus en maintenir et en assurer l'harmonie.
Ce qui prouve encore l'activité de l'âme dans le sommeil, c'est le réveil à une heure précise, lorsqu'une volonté forte l'a commandé pendant la veille. L'âme compte et mesure le temps avec exactitude, sans que l'homme ait conscience de ce travail sourd et de cet effort continu.
Source : Gallica

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