Arthur Melanson, Pour la terre
“ J’attendis l’autre hiver et, hélas ! je vis de nouveau le départ d’Arthur pour le chantier. Le printemps venu, il me fit entendre la même chanson : l’hiver suivant, je le vis encore reprendre le chemin de la forêt. Je ne l’accuse pas. Non ! Je le pleins seulement de tout mon cœur, comme je plains tous ces nombreux jeunes gens, habitués par leurs parents, dès leurs plus tendres années, à cette malheureuse vie des bois... Ce n’est pas le foyer qui les a vus grandir, c’est la forêt. Et voilà comment l’habitude est devenue, chez eux, une seconde nature. ”
