Arthur Melanson

Élements biographiques

Arthur Melanson,  Pour la terre

“ J’attendis l’autre hiver et, hélas ! je vis de nouveau le départ d’Arthur pour le chantier. Le printemps venu, il me fit entendre la même chanson : l’hiver suivant, je le vis encore reprendre le chemin de la forêt.
Je ne l’accuse pas. Non ! Je le pleins seulement de tout mon cœur, comme je plains tous ces nombreux jeunes gens, habitués par leurs parents, dès leurs plus tendres années, à cette malheureuse vie des bois...
Ce n’est pas le foyer qui les a vus grandir, c’est la forêt. Et voilà comment l’habitude est devenue, chez eux, une seconde nature.
”
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Arthur Melanson,  Pour la terre

“ Les épis chuchotent.
Paul s’en allait à grands pas, sous le beau soleil de mai, et de sa main calleuse le blé tombait, tombait toujours sur le sillon que le soc avait remué.
— Arrête prodigue. C’est ton meilleur froment. Conserve-le dans tes greniers ou convertis-le en pain pour ta famille, pour tes enfants...
— Non, laisse-moi faire. Rien n’est perdu. Ce grain mourra sans doute, mais de la mort Dieu saura le faire revivre. Il n’est que prêté à la terre.
”
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Arthur Melanson,  Pour la terre

“ Tu peux aimer la terre quand même ; aujourd’hui plus que jamais, nous avons besoin de ces gens sympathiques des villes qui saluent l’agriculteur, qui s’arrêtent quelque fois pour causer avec lui de ses soucis, de ses labeurs, qui l’encouragent et le soutiennent dans sa carrière belle et noble, mais dure et pénible souvent, qui lui donnent, en un mot, la place d’honneur qu’il a droit de prendre dans l’échelle sociale, place de respect, de vénération et d’amour...
Sois cet homme de ville pour l’agriculteur, Wilfred
”
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