Auteur : Emile Bertaux

Élements biographiques

Auteur : Emile Bertaux Revue des Deux Mondes

Florence colonisait Naples avec ses banquiers et ses artistes ; Naples conquérait Florence par ses hommes d’armes et ses saints. Quand les peintres semaient les fleurs de lys d’or sur la chape du saint évêque ou le manteau du saint roi, ils reconnaissaient la domination spirituelle de la maison d’Anjou, comme l’écusson de Prato, semé de fleurs de lys et barré du lambel de gueules, rappelait que la ville toscane s’était donnée sans conditions au roi français de Sicile.
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Auteur : Emile Bertaux Revue des Deux Mondes

Le saint Louis de Giotto, antérieur de dix ans pour le moins à la fresque de Santa-Chiara, est beaucoup plus authentique et certainement inspiré de documens précis : la figure large et rasée, les cheveux longs sur les côtés, coupés droit sur le front, le manteau même, avec son collet de fourrure, font penser aussitôt aux portraits de saint Louis en grand costume, exécutés à Saint-Denis ou à Poissy par des peintres verriers contemporains du roi, et dont on peut retrouver les lignes à travers des gravures anciennes. Le cordon seul n’appartient pas au vrai saint Louis.
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Auteur : Emile Bertaux Revue des Deux Mondes

Le roi porte un manteau d’écarlate agrafé sur l’épaule droite ; il tient le globe et le sceptre. L’évêque est simplement vêtu en moine, la tête et les pieds nus. Tout le champ sur lequel les deux saints se détachent est d’azur semé de fleurs de lys, et le peintre n’a pas oublié de tracer au-dessus de saint Louis d’Anjou le lambel de sa Maison.
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