Charles de Lézardière

Élements biographiques

Charles de Lézardière De la Vendée en 1832 (1832)

On ne voulut pas comprendre que de nouvelles générations n'étaient point façonnées aux idées de notre jeunesse : on s'irrita contre la licence de la presse, sans s'avouer la nécessité de sa liberté. Le roi voulait la Charte ; il fallut bien la supporter, mais sans reconnaître en elle le palladium de la légitimité. Les opinions libérales furent en masse proscrites et réputées révolutionnaires et hostiles au roi. On ne comprit pas que ces opinions étaient celles de l'immense majorité des Français, et que cependant les ennemis de la légitimité formaient une très petite minorité.
Source : Gallica

Charles de Lézardière De la Vendée en 1832 (1832)

S'il revient, c'est qu'il sera nécessaire, c'est que lui seul sera possible. Nous qui l'avons regretté, nous qui avons desiré son retour dans l'intérêt de notre patrie, nous ne ferons rien pour ramener par le désordre un principe d'ordre; nous avouerons même notre estime et notre reconnaissance envers les hommes qui auront empêché la révolution d'être ensanglantée, nos moeurs actuelles de devenir féroces, et nous n'applaudirons à une restauration qu'autant qu'elle s'opèrera par les doctrines et non.
Source : Gallica

Charles de Lézardière De la Vendée en 1832 (1832)

On ose cependant lui faire un crime de ne pas bénir une révolution, qui, faite au nom de la liberté, appesantit sur lui la plus dure tyrannie. L'injustice est plus difficile à supporter que la cruauté même : or, quelle injustice est plus accablante que celle qui met hors de toutes les lois un département de 350,000 ames, qui le livre depuis sept mois aux vengeances de la conquête, parce que 2 ou 300 hommes, y ont été insurgés durant quatre jours.
Source : Gallica

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