Eugène de Budé

Élements biographiques

Eugène de Budé Revue des Deux Mondes

Vous êtes bien bon, écrit-il, de penser à moi et de me parler de votre amitié. Ah ! quand on a des amis comme vous, on ne peut plus regretter les grandeurs ! car, sur le trône, on n’a pas d’amis ! Vous avez aussi voulu contribuer à faire révoquer l’injuste arrêt qui nous exile ; je vous en remercie, mais je crains que tout le monde n’y échoue. Qui croirait qu’une nation ou plutôt un gouvernement qui peut disposer de trente-deux millions de Français ait peur des Anglais, et que les froids insulaires commandent à la France de laisser dans l’exil les parens de celui qui a tant fait pour elle ?
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Eugène de Budé Vie de Guillaume Budé : fondateur du Collège de France… (1884)

Plus loin, Érasme ajoutait « Si Louis de Berquin est mort avec une bonne conscience, comme je l'espère fermement, qu'y a-t-il de plus heureux que lui? Être condamné, mis en pièces, pendu, brûlé, décapité, est chose commune aux hommes pieux et aux impies. Condamner, mettre en pièces, décapiter, élever en croix, est chose commune aux juges honnêtes, aux pirates et aux tyrans. Les jugements sont divers; mais celui-là est heureux, qui est absous au jugement de Dieu. »
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Eugène de Budé Revue des Deux Mondes

J’ai regretté que la Suisse ne m’ait pas envoyé complimenter, ainsi que l’ont fait toutes les puissances limitrophes ; mais il paraît qu’entre républiques on ne se fait pas de politesses ! »
A la fin de l’année suivante, avait lieu le coup d’État, qui devait amener bientôt le rétablissement de l’Empire. Dans l’été de 1852, Louis-Napoléon parcourt le midi de la France, recevant partout un accueil enthousiaste. C’est alors qu’il prononce à Bordeaux un discours dont le retentissement fut immense, grâce surtout au mot fameux : « L’Empire c’est la paix ! »
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