Anatole de Barthélémy

Élements biographiques

Anatole de Barthélémy Progrès des études classiques et du moyen âge… (1868)

M. d'Arbois était donc naturellement appelé à rendre compte des travaux qu'a suscités chez nous depuis trente ans l'étude, reprise dans un esprit nouveau, de la philologie celtique. Il l'a fait avec la connaissance exacte de ces travaux et de ceux de l'Allemagne qui y ont puissamment aidé. Sa critique, quelquefois sévère comme celle d'un néophyte, est en général aussi judicieuse que ferme. Une telle critique, d'ailleurs, sera longtemps la condition nécessaire d'études où la pénurie, l'état des documents, les sources plus ou moins suspectes d'où ils dérivent, ont tant de fois égaré la science.
Source : Gallica

Anatole de Barthélémy Progrès des études classiques et du moyen âge… (1868)

Combien n'applaudirait-il pas aujourd'hui au succès inespéré de ses exemples, en voyant sur tous les points fleurir en France et en Europe l'étude des monuments de notre vieille poésie nationale, qui, pour avoir été tour à tour injustement dédaignée et exaltée outre mesure, n'en eut pas moins son heure brillante, son écho prolongé dans tout le moyen âge, n'en reste pas moins, aux yeux de tout esprit impartial, l'un des grands faits de notre histoire littéraire.
Source : Gallica

Anatole de Barthélémy Études héraldiques, par M. Anatole de Barthélemy (1878)

La Bretagne est peut-être la province où la disposition des armoiries dans une église, ou dans une simple chapelle, soulevait le plus de difficultés : il y avait là des questions de prééminence dans lesquelles l'amour-propre était en jeu. Chaque paroisse comprenait une multitude de petits fiefs, formant chacun un écart, et chacun voulait avoir part aux honneurs.
Aussi, Hévin, le célèbre jurisconsulte breton, disait (Consult. II, p. 43) , que « la passion des prééminences d'église entêta fort la noblesse de Bretagne, depuis 1350. »
Source : Gallica

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