François-René-Bénit Vatar-Jouannet, Éloge du cardinal de Sourdis,.… (1813)
“ Car, vous le savez , Messieurs , dans ces jours de désolation la nature est muette, tout s'éteint, tout s'oublie. Les liens du devoir, ceux de l'amitié , ceux du sang, ceux même de l'humanité cessent d'unir les citoyens entre eux ; chacun s'isole : on dirait du même peuple une foule d'étrangers qui se craignent et s'évitent. L'homme est devenu un sujet d'effroi pour l'homme : il fuit ce qu'il a de plus cher , ou plutôt il n'a plus rien de cher au monde. La peur de suivre dans la tombe un ami , un frère , une épouse, un père, suffit pour les abandonner, pour les sacrifier presque sans regret. ”
