François de Gaïl, Les Peterkins (1910)
“ Je me tournai vers ma pauvre tante, qui paraissait pétrifiée de terreur, et je m’écriai:—Sortez d’ici avec tous vos pauvres, vos charités, vos réformes, votre morale fastidieuse! Vous voyez devant vous un homme qui a cessé de lutter et dont l’âme a trouvé enfin la paix, un homme dont le cœur est devenu insensible au chagrin, à la souffrance et au remords; un homme sans conscience! Dans ma joie je veux bien vous épargner; mais je pourrais vous étrangler sans le moindre regret! Sauvez-vous.Elle s’enfuit. Depuis ce jour ma vie respire le bonheur, un bonheur inconnu. ”
