François de Gaïl

Résumé

François de Gaïl Les Peterkins (1910)

Je me tournai vers ma pauvre tante, qui paraissait pétrifiée de terreur, et je m’écriai:
—Sortez d’ici avec tous vos pauvres, vos charités, vos réformes, votre morale fastidieuse! Vous voyez devant vous un homme qui a cessé de lutter et dont l’âme a trouvé enfin la paix, un homme dont le cœur est devenu insensible au chagrin, à la souffrance et au remords; un homme sans conscience! Dans ma joie je veux bien vous épargner; mais je pourrais vous étrangler sans le moindre regret! Sauvez-vous.
Elle s’enfuit. Depuis ce jour ma vie respire le bonheur, un bonheur inconnu.
Source : Gutenberg

François de Gaïl Les Peterkins (1910)

Je me sens si heureux, Rosannah!
—Oh! Alonzo, personne avant moi n’a connu les douceurs de l’amour; personne après moi ne saura ce qu’est le bonheur véritable. Je nage dans un océan de félicité sous un firmament d’extase.{75}
—Oh! ma chère Rosannah, vous m’appartenez, n’est-ce pas?
—Entièrement, Alonzo: maintenant et pour toujours. Tout le long du jour et pendant mes rêves la nuit, je répète sans cesse ces noms bénis: Alonzo Fitz Clarence, Alonzo Fitz Clarence, Eastport, Etat du Maine.
—Malédiction! j’ai maintenant son adresse! rugit Burley; puis il se retira.
Source : Gutenberg

François de Gaïl Les Peterkins (1910)

Illusion! ma conscience se déplaça plus vite qu’un éclair. Le nain s’esquiva si vite qu’au moment où mes doigts voulurent le saisir il se trouvait déjà perché sur le sommet de la bibliothèque et me fit en signe de dérision un superbe pied de nez. Je lui jetai le tisonnier, mais je le manquai. Fou de rage je fis le tour de la pièce et lui lançai successivement une pluie de livres, d’encriers, de morceaux de charbon enflammé; tout cela fut inutile, car le maudit petit individu esquiva tous mes projectiles, en me voyant m’asseoir épuisé, exténué, il partit d’un éclat de rire triomphant.
Source : Gutenberg

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