G.-G. Laplumardie

G.-G. Laplumardie Quelques réflexions sur le socialisme…

Le communisme porte sa définition dans son nom : il est la négation de la propriété individuelle qu'il remplace par la propriété collective ; il substitue l'Etat à l'individu ; par la communauté des biens, il conduit à la promiscuité des existences; il sape les bases de la famille ; en supprimant la propriété personnelle, il éteint l'émulation, l'ardeur pour le travail ; il tue la liberté humaine. Le phalanstère enrégimente l'homme, le communisme proprement dit en fait une machine.
Source : Gallica

G.-G. Laplumardie Quelques réflexions sur le socialisme…

Le bon socialiste, c'est Vauban traçant un système d'impôts destinés à soulager l'épouvantable misère du peuple, écrasé par le ruineux despotisme de Louis XIV ; c'est Napoléon consacrant les conquêtes démocratiques de la Révolution par le Code civil ; c'est sir Robert Peel ajoutant aux réformes politiques les plus larges réformes financières et commerciales. Le bon socialiste ne tue pas la liberté et ne fait pas de l'industrie une caserne ou un couvent, mais règle le travail d'une manière juste, équitable, dans les limites du possible.
Source : Gallica

G.-G. Laplumardie Quelques réflexions sur le socialisme…

M. Proudhon, lui-même, vient de le rendre inutile ; il a donné tout récemment son dernier mot : « de système, dit-il, dans le Peuple du 21 mars 1849, je n'en ai pas, je n'en veux pas, j'en repousse formellement la supposition ; le système de l'humanité, nous ne le comprendrons qu'à la fin de l'humanité. Du but, je m'en soucie peu. Appelez-le communauté, phalanstère ou tout ce qu'il vous plaira, cela m'est égal, je ne m'en occupe pas. Je cherche des moyens.»
Dans la déclaration qui précède l'acte de société de la Banque du peuple, publié le 5 février 1849
Source : Gallica

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