Gabriel Maury

Élements biographiques

Gabriel Maury Des ruses employées dans le commerce des solipèdes

Comment oserait-on offrir 1,500 francs d’un cheval que le vendeur fait 3,000. L’acheteur offre 2,000 francs, 500 de plus que l’animal ne vaut, — et le tour est joué. Le maquignon ne fait là que son métier, retirer le plus d’argent possible de sa marchandise ; et le plus grand tort est à l’acheteur qui croit pouvoir se passer d’un vétérinaire pour l’assister dans l’achat d’un cheval.
Il devrait savoir qu’acheter seul ! tout seul ! c’est pour le plus grand nombre se livrer pieds et poings liés à la bonne ou mauvaise foi du marchand.
Source : Wikisource

Gabriel Maury Des ruses employées dans le commerce des solipèdes

L’on y rencontre aussi le courtier, personnage qui connaît tous les besoins et tout le monde, qui tutoie les cochers et salue le grand monde, offre sans vergogne ses services et son expérience pour soutirer une pièce de cent sous, en servant en même temps de doublure au madré vendeur, sans omettre toute la tribu des maquignons interlopes, véritables propagateurs de maladies contagieuses. En un mot, tout ce qui de près ou de loin a le moindre rapport avec les chevaux, tels que cochers remerciés, valets d’écurie, garçons maquignons sans emploi, maréchaux, empiriques, tondeurs et bohémiens.
Source : Wikisource

Gabriel Maury Des ruses employées dans le commerce des solipèdes

L’acheteur pouvant lui-même se convaincre de la plupart des vices que nous avons passés en revue, le vendeur n’en est nullement responsable, à moins qu’il n’y ait dol manifeste, c’est-à-dire qu’il y ait des moyens employés pour cacher l’existence d’une maladie qui n’est pas rédhibitoire, d’un défaut de conformation ou de caractère qui nuit à la valeur du sujet. Le dol doit être prouvé par le rapport de l’expert ; alors seulement la résiliation de la vente peut avoir lieu.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature